Les traitements ont pour objectif de contrôler l’asthme, c’est-à-dire obtenir la meilleure qualité de vie possible, sans gêne respiratoire et sans exacerbations. file404/Shutterstock / file404 Un tiers des asthmatiques contrôlés par une étude canadienne n’étaient en fait plus malades. Vous avez été diagnostiqués asthmatiques il y a quelque temps et vous êtes sous traitement? N’hésitez pas à demander à votre médecin d’évaluer à nouveau votre souffle, vous pourriez être surpris du résultat. En effet, un tiers des adultes déclarés comme asthmatiques récemment ne l’étaient pas lorsqu’ils ont été contrôlés par une équipe de chercheurs de l’Université d’Ottawa révèle une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association (Jama). À l’origine, les chercheurs canadiens voulaient évaluer la possibilité d’arrêter les traitements chez des personnes dont l’asthme était bien équilibré. Ils ont donc recruté 613 participants présentant des antécédents d’asthme diagnostiqués par un médecin au cours des 5 dernières années et traités en conséquence. Ils ont pratiqué un certain nombre de tests pour évaluer la gravité de leur asthme. Résultat: 203 personnes, soit 33 % n’ont pu être diagnostiquées asthmatiques par l’équipe de recherche. Est-ce que cela signifie pour autant que tous ces patients ont été diagnostiqués asthmatiques à tort? «Il est impossible de savoir combien de ces patients avaient reçu à l’origine un diagnostic erroné et chez combien d’entre eux, l’asthme était en rémission», explique, le Dr Shawn Aaron de l’université d’Ottawa. Il est en effet assez fréquent qu’un asthme léger puisse s’améliorer jusqu’à la rémission voire la guérison. «Dans l’asthme, l’examen clinique ne suffit pas. Si la spirométrie n’est pas toujours facile à réaliser chez le médecin traitant, elle peut se faire ultérieurement chez un spécialiste…

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