E n 2015, on estime à plus de 380.000 le nombre de nouveaux cas de cancers et à près de 150.000 le nombre de décès en France. Les cancers les plus fréquents sont ceux de la prostate, du sein, du côlon-rectum et du poumon. Les taux d’incidence et de mortalité chez l’homme (-1,5%), et d’incidence chez la femme, ont tendance à baisser depuis quelques années. A l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer qui se tiendra le 4 février prochain, voici les principales avancées en matière de dépistage. Diagnostiquer le maladie par prise de sang Les tests sanguins appelés Iset (“Isolation by size of tumor cells”: isolement par taille des cellules tumorales) vont sans doute révolutionner le diagnostic des cancers. Développés par la cancérologue française Patrizia Paterlini-Bréchot de la faculté de médecine Necker-Enfants malades, ils permettent par une prise de sang de déceler la présence de cellules cancéreuses. Pour trouver le lieu précis de la tumeur, des examens d’imagerie médicale sont nécessaires. Dans le futur, il sera possible de pouvoir dire de quel organe elles proviennent et gagner ainsi du temps. Les premiers tests ont commencé à être commercialisés au prix de 486 euros, non remboursés par la Sécurité sociale. Cancer du poumon, un diagnostic plus rapide et ciblé Le 28 novembre dernier, l’hôpital Tenon dans le XXe arrondissement à Paris a ouvert les portes d’un nouveau centre de diagnostic rapide du cancer du poumon, première cause de décès par cancer. 40.000 cas sont déclarés chaque année. Ceux qui présentent une image suspecte de cancer après radio ou scanner sont vus en consultation d’onco-pneumologie en moins de 7 jours. Par ailleurs, une prise de sang pourrait renseigner sur la capacité des patients atteints d’un cancer du poumon à bien tolérer le traitement par chimiothérapie, selon une étude publiée dans Nature…

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